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Le parcours d'un sportif, de ses débuts à sa carrière

Où il a commencé, qui l'a repéré, par quelles structures il est passé, ce qu'il y a obtenu. Chaque étape attestée par un encadrant identifié, et située sur le territoire.

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Le problème

Les talents existent. Leur parcours, nulle part.

Un jeune repéré à quinze ans dans un tournoi de quartier peut intégrer une académie, être sélectionné en équipe régionale, puis disparaître des radars. Rien ne subsiste de ce qu'il a traversé, ni de ce qui l'a fait progresser ou renoncer.

Le sportif n'a rien à montrer

Sans parcours attesté, sa progression est invérifiable. Il n'a aucun élément objectif à présenter, ce qui l'expose aux intermédiaires qui monnaient des promesses d'essais à l'étranger.

L'information part avec les gens

Un entraîneur qui change de club emporte la connaissance de ses joueurs. Fiches papier, carnets, souvenirs : aucune mémoire ne reste à la structure.

Aucun diagnostic possible

Dans quelles régions accède-t-on tardivement à un encadrement ? Où les talents sont-ils repérés faute de structures ? Combien de parcours s'arrêtent, et pourquoi ? Personne ne sait répondre.

Le concept

Un parcours, pas un profil

Un profil décrit un état à un instant, déclaré par l'intéressé lui-même. Multiplié par des milliers, il produit un volume que personne ne consulte. Nous enregistrons autre chose : une suite d'étapes situées dans l'espace et dans le temps, et surtout ce qui relie ces étapes entre elles.

Première trace

Le socle

D'où il part. L'âge de son premier ballon, le contexte où le sport est entré dans sa vie, les conditions dans lesquelles il s'entraîne.

Deuxième trace

Les étapes

Où il est passé. Une structure, une période, un niveau, un territoire. Du terrain de quartier au club professionnel.

Troisième trace

Les transitions

Comment il est passé de l'une à l'autre. Recommandé par un entraîneur, repéré en tournoi, vu jouer au quartier. C'est l'information que personne ne consigne, et c'est la plus parlante.

Savoir qu'un joueur est passé du quartier à l'académie ne dit pas s'il a été recommandé, repéré, ou s'il s'est présenté seul. Agrégée sur un territoire, cette information révèle si les talents y sont détectés grâce aux structures ou malgré leur absence.

Ce que ça change

Trois usages, un même enregistrement

Pour l'encadrant

  • Un effectif qui reste à la structure, même s'il la quitte
  • Une étape saisie en moins d'une minute, depuis un téléphone
  • Une grille d'évaluation par critères, suivie dans le temps
  • Les signalements de ses sportifs, à examiner

Pour le sportif

  • Un parcours documenté, qu'il peut montrer
  • Des grades et des mesures attestés, non déclarés
  • Le droit de signaler ce qui est faux
  • Un accès ouvert par son encadrant, pas une inscription anonyme

Pour le territoire

  • D'où viennent les sportifs, rapporté à la population
  • Les zones où l'on détecte faute de structures
  • Les années écoulées avant un premier encadrement
  • Les déplacements, et les parcours qui s'interrompent
Ce qui la distingue

Quatre partis pris

Une donnée attestée, pas déclarée

Une saisie faite par l'encadrant de la structure concernée vaut attestation. Ailleurs, elle reste une reconstitution, et c'est écrit. Un recruteur sait donc ce qu'il regarde.

Le passé reconnu comme incertain

Un jeune de dix-sept ans a commencé à huit : personne n'a documenté ces années. Les traces reconstituées sont acceptées, mais jamais confondues avec celles saisies sur le moment.

Tous les sports, sans les confondre

Football et basketball ont des postes. Judo, karaté et nanbudo ont des grades et des catégories de poids. Chaque discipline garde son vocabulaire plutôt qu'un modèle générique qui ne parlerait bien à personne.

Des mineurs protégés par construction

Pas d'inscription libre pour les sportifs, pas de contact direct entre un recruteur et un jeune, aucune donnée sociale visible sur une fiche. Pour les moins de quinze ans, c'est le tuteur qui reçoit l'accès.

Commencer, c'est enregistrer une étape

La plateforme s'installe structure par structure. Un entraîneur qui inscrit son effectif apporte trente parcours d'un coup, et il est le seul à pouvoir dire d'où viennent ses joueurs.